Nike a annoncé le lancement pour le printemps 2018 de sa collection Nike Pro Hijab. C’est une ligne de hijab, un voile que les femmes musulmanes portent sur la tête en laissant le visage apparent, en textile technique pensé pour la pratique sportive.

On se souvient de la polémique lors des voiles des grandes marques de luxe. Dolce & Gabanna et sa collection «Abaya», le maillot de bain intégral de Mark&Spencer ou les foulards religieux d’Uniqlo à Londres au printemps-été 2016 étaient vivement critiqués.  Aux États-Unis, le Pro Hijab est vu comme un signe d’ouverture et de diversité. Alors avancée ou régression ?

« Cela fait plus d’un an que nous travaillons sur le Nike Pro Hijab », a ajouté la marque, évoquant une « prise de conscience » en découvrant la coureuse saoudienne Sarah Attar, les cheveux couverts d’un hijab, pendant les Jeux olympiques de Londres, en 2012. « Ces nouveaux équipements ont été testés par l’élite des athlètes Nike, telle que la patineuse émiratie Zahra Lari et l’entraîneuse [égyptienne] Manal Rostom. Tous les jours, des athlètes du Moyen-Orient ont évalué le produit », poursuit le communiqué.

Pour contrer les critiques, le service de communication de Nike a publié un clip vidéo nommé «What will they say ?» («Que vont-ils dire ?»), qui montre des sportives, souvent non voilées, qui pratiquent un sport dans des pays musulmans face aux regards désapprobateurs des habitants. Une opération économique et marketing.