Quelques jours seulement après son départ de la Maison Blanche, l’ancien président des Etats-Unis sort du silence et fait part de sa désapprobation au décret anti-immigration de son successeur Donald Trump.

Barack Obama n’aura pas attendu très longtemps, avant de faire entendre son désaccord avec les décisions de Donald Trump. En effet, dix jours seulement après l’investiture du millionnaire, l’ancien chef d’État choisit de s’opposer publiquement au décret anti-immigration par le biais de son porte-parole.

Il a notamment encouragé les Américains à manifester. Sans jamais stipuler le nom de
Donald Trump, le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a expliqué dans un communiqué que l’ancien président se félicitait “du niveau de mobilisation” dans le pays. Effectivement, les manifestations contestant la politique du président républicain ne cessent d’affluer, notamment concernant son décret fermant les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans pendant plusieurs mois.

Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d’assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu“, a déclaré le porte-parole.

En ce qui concerne les comparaisons avec les décisions de politique étrangère du président Obama, comme nous l’avons entendu auparavant, le président Obama est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion », a ajouté le porte-parole.

Lors de sa dernière conférence de presse Barack Obama avait indiqué qu’il se tiendrait à l’écart du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient dépassées : « la discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse ou encore l’idée d’expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains ». Moins d’un mois après cette déclaration, il considère les limites déjà franchies.

Le monde entier se mobilise contre Trump

Barack Obama est loin d’être le seul à vouloir montrer son désaccord à Donald Trump. Manifestations, condamnations, pressions internationales… Après la décision du nouveau président de fermer les frontières des Etats-Unis aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, qu’il considère comme des viviers du terrorisme, des milliers de personnes ont protesté à Toronto, au Canada, à Bruxelles, à Londres… Un peu partout dans le monde, les manifestations anti-Trump se sont multipliées ce lundi 30 janvier 2017.

De plus, en 24 heures (entre dimanche 29 et lundi 30 janvier 2017), plus d’un million de personnes ont signé une pétition s’opposant à ce que Donald Trump soit reçu pour une visite officielle aux Royaume-Uni.

Les dirigeants des pays du sud de l’Union européenne se sont rencontrés ce week-end à Lisbonne, dans la perspective du sommet européen informel qui se tiendra à Malte à la fin de la semaine. Le Portugal, l’Espagne, la France, l’Italie, Malte, Chypre et la Grèce, se sont accordés pour défendre des priorités communes. Avec une préoccupation marquée à l’ordre du jour : l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Ses premières décisions, teintées de protectionnisme, font réagir les présidents européens.