J’ai attendu et guetté la date de cette expo. Depuis janvier je rêvais de voir en vrai les photos de cet artiste que j’ai découvert via une image Google.
J’étais restée ébahie sur la photo de la jeune femme au transistor tant elle ressemblait à ma grand mère et je voulais en savoir plus.
Annoncée en expo du 31 Mars au 30 Juillet 2016, je profite d’une matinée et file à Paris voir le grand  » Keïta ».
image

Seydou Keïta est né vers 1921 à Bamako. Son oncle, qui lui offre en 1935 son premier appareil photo, un petit Kodak.
En 1939, il gagne déjà sa vie en tant que photographe autodidacte. En 1948, ouverture de son studio photo. Il se spécialise au développement photo et commence à réaliser ses photos en noir et blanc, photos de groupes et surtout de portraits.
image

Ce que Seydou Keïta révèlera, c’est qu’étant donné que le matériel, surtout le papier étant chers à cette époque, il effectuait lui même ses tirages que nous trouvons aujourd’hui  »vintage ».
Seydou Keïta était un passionné.
Grâce aux bénéfices, il acheta comme accessoires des bijoux, un transistor et une motocyclette qui serviront principalement pour agrémenter les photos.  » C’est la vie à l’occidentale » dans son studio.
image

Ce qui me marque c’est d’ingéniosité que cet artiste a su développer et qui a fait de lui la référence en photographie de ce siècle.

image

Début des années 60, le Mali a son indépendance courant septembre.
1962 année phare marquée par la fermeture de son studio, il travaillera pour le gouvernement.
2001, à l’âge de 80ans, Seydou Keïta tire sa révérence.

Tandis que la décolonisation est à l’oeuvre, et que l’indépendance approche, Seydou Keïta offre une vision de la société malienne en pleine mutation et qui aspirait à une modernité.
image

image

L’exposition m’a laissée sans voix, cet homme m’a ramené en enfance. Ces photos que l’on faisait dans un studio, droit comme un I, avec les accessoires du photographe.
image

Mieux,  » prendre la pose » avec sa plus belle tenue, cliché des années 60, mais aussi 70 et 80. Je me dis que même en ayant accès à des méthodes plus développées et à la couleur, Seydou Keïta nous emmène faire un long voyage dans son univers à lui.

image

Sur place, une boutique de souvenirs abordable. Le petit must c’est la possibilité de voyager dans le temps grave à un photomaton éditant des photos vintage rappelant le travail de l’artiste.

image

Commissaire général : Yves Aupetitallot, en collaboration avec Elisabeth Whitelaw
Marraine de l’exposition Rokia Traoré

Ouverture : du jeudi, vendredi, samedi, dimanche, lundi  de 10h à 20h.
Nocturne le mercredi de 10h à 22h.
Fermeture hebdomadaire le mardi.

Accès : métro ligne 1 et 13
« Champs-Elysées-Clemenceau » ou ligne 9 « Franklin D.Roosevelt ».

Informations et réservations à voir sur ici 
#ExpoSeydoukeita pour tous réseaux sociaux