Un peu d’érotisme, ça ne peut pas vous faire de mal !

Aleeka vous propose une série de textes hot et sexy destinés à vous débrider. Vous avez le droit de fantasmer, de vous identifier aux héroïnes ou héros de ces fictions coquines. Laissez-vous tenter… laissez-vous guider, laissez-vous aller… et goûtez sans modération aux lectures sucrées proposées par Coach Love.

Bintou se retrouve dans une situation inédite. A la fois tentée et effrayée, elle ne sait quoi faire. Va-t-elle choisir la bienséance ou tenter une toute nouvelle expérience ?

Bintou avait lâché le sexe en érection d’Antony. Son excitation si vive la minute précédente avait brusquement disparu. La jeune femme blonde s’approcha d’eux en silence. Elle marchait en se cambrant exagérément, les seins nus, totalement décomplexée, se dandinant presque. Bintou se sentit agacée par son attitude. “Ce n’est pas parce que tu te cambres comme ça que tu auras plus de fesses”, pensa t-elle, avec l’intention de la tchiper, mais elle finit par se raviser car la situation ne s’y prêtait pas.

“Alors ? demanda d’une voix douce la jeune femme au string blanc, “je commence par qui ?”. Par réflexe Bintou fit un pas en arrière mais se heurta à la porte d’entrée, où peu de temps auparavant elle s’était collée, pour s’abandonner aux plaisirs sensuels des préliminaires. Antony qui se tenait entre les deux jeunes femmes saisit la blonde par la taille et commença à l’embrasser langoureusement. Bintou sentait son cœur battre la chamade. Elle finit par déduire un peu en panique que la prochaine action d’Antony serait sûrement à son attention. Mais comment devait-elle réagir? Se laisser faire? Le repousser? Elle n’avait toujours pas réagi de manière tranchée, en refusant ou en acquiesçant. Pourquoi n’avait-elle pas encore pris ses jambes à son cou? Elle regardait d’un air curieux et presque indifférent Antony embrasser et caresser la petite poitrine de la jeune femme qui devait probablement avoir le même âge qu’elle. Cette dernière semblait prendre du plaisir sous les baisers du jeune homme. Figée, Bintou, ne savait pas quoi faire. Elle se sentait au pied du mur au sens propre comme au sens figuré. Et cette situation étrange lui en rappela une autre… car deux ans plutôt, elle s’était retrouvée dans une configuration à trois tout aussi improbable, inattendue et inconfortable…

A cette époque, elle travaillait à son compte en tant que consultante en management et se déplaçait régulièrement dans toute la France pour assister à des réunions de travail ou encore intervenir lors de séminaires. Cette fois-là, elle s’était rendue à Nantes pour deux jours de réunions pour le compte d’une PME. Au lieu de rentrer de ce déplacement le samedi matin comme prévu, elle avait fini plus tôt et avait réussi à trouver de la place sur un TGV, le vendredi après-midi. C’est vrai qu’elle aurait pu prévenir son cher et tendre, mais il lui avait dit qu’il serait peu joignable ce jour-là. Ils avaient donc convenu de s’appeler en fin de journée pour se parler. Arrivée à Montparnasse, elle avait un peu traîné et fait du lèche-vitrine et s’était même amusée à marcher pour rentrer. Le temps s’y prêtait, c’était agréable. En glissant, la clé dans la porte de son appartement, elle s’était rendue compte que son mec était là. Elle s’était dit que c’était cool, et qu’ils pourraient ainsi se détendre en mode plateau repas et série. Sauf qu’en entrant dans le séjour, elle découvrit un spectacle trash qui la cloua sur place : une jeune femme aux courbes généreuses positionnée à quatre pattes, sans culotte, sur son sofa poussait des soupirs de plaisir pendant que son mec la tête fourrée dans son con, sans caleçon s’astiquait le bâton avec frénésie.
Il gémissait tellement fort qu’il ne l’entendit pas entrer dans la pièce. Elle eut comme un haut le cœur à la vue de ce spectacle lubrique et pendant un court instant, manqua de s’écrouler de déception. Puis, contre toute attente, un autre sentiment l’envahit aussitôt. La rage s’empara de tout son être. Elle se mit à courir à travers la pièce en hurlant des insultes puis se jeta sur lui. Il tomba sur le flanc un peu K.O. Au même moment, la demoiselle à quatre pattes tenta de s’asseoir pour voir ce qui se passait derrière ses fesses, mais lorsqu’elle se tourna, Bintou lui balança une gifle d’une violence qui l’étonna elle-même. Puis, elle saisit brusquement le vase posé sur la table basse et le lança en direction de son mec qui eut à peine le temps de parer le coup  avec son avant-bras. Le vase explosa par-terre dans un grand fracas.

“Mais t’es malade ou quoi? Tu veux me tuer c’est ça? vociféra t-il les sourcils froncés. “Tu te prends pour qui, putain! Entendre la voix de son soi-disant mec la rendit presque nauséeuse. “Pour qui je me prends? T’es sérieux là? Et toi tu prends pour qui, à b… cette grosse p… sur MON sofa? Hein? T’es si en chien que ça pour te taper ce genre de nana? Bintou la dévisagea avec mépris, l’autre n’osa pas relever l’affront. “Non mais tu m’as bien regardé, espèce de bouffon, va! Tu t’envoies en l’air chez NOUS, avec ce laidron. Nan mais regarde moi ça, elle est dégueulasse et tu emmènes ÇA dans NOTRE intimité? Tu me dégoûtes…”. Il sembla outré par les propos de Bintou et se leva d’un bond en tenant le bras qui lui faisait mal. “Notre intimité? Tu veux que j’en parle de notre intimité? Il hurlait en s’approchant de Bintou. “Elle est nulle notre Intimité, t’es frigide. Tu ne prends jamais ton pied et en plus ça fait un mois que tu me laisses en galère. Un mois!! Elle parut choquée mais garda son calme. “Et alors? Ça justifie ça, hein? dit-elle sobrement en pointant le doigt vers la jeune femme encore nue, prostrée sur le sofa. C’est à ce moment précis que celle-ci voulu s’éclipser mais Bintou en avait décidé autrement, alors qu’elle tentait de se lever discrètement, Bintou la poussa violemment dans le sofa et l’obligea à se rasseoir ” Toi tu restes là, et tu remets ta culotte bouffonne “. Mais Bintou, fut empoignée fermement par son mec qui la menaça aussitôt en serrant les dents “Tu la laisses partir”. Bintou n’en croyait pas ses oreilles. “Quoi? Que je la laisse partir? Lâche moi ” hurlait-elle en se débattant. “Espèce de vaurien, tu défends cette pouf? Je vais la démonter tu vas voir, elle sera tellement défigurée que tu ne voudras plus jamais la monter… cette garce”. Il serra Bintou plus fermement et se mit entre les deux femmes. “Mais casse-toi, là, hurlait-il à sa maîtresse. Il peinait à retenir Bintou qui se débattait comme un diable. “Rentre chez toi. Tu veux qu’elle te défonce ou quoi ? Allez casse-toi…” La jeune femme nue, s’affola, ramassa ses affaires et quitta la pièce sans piper un mot. Bintou était déchaînée, “Lâche-moi sale con, menteur, bâtard, dégueulasse” criait-elle sans répit. “Tu me dégoûtes, lâche-moi”. Elle criait, suffoquait, l’insultait et en perdait la voix, pendant que lui continuait de la maintenir avec force. Au bout d’un moment, elle s’épuisa et la rage la quitta pour laisser place au désespoir. Elle se tut subitement et se laissa glisser sur le sol. Elle se mit à pleurer en silence pendant de longues minutes. Lui, s’écroula, à ses côtés et resta silencieux. Elle voyait trouble tant ses yeux étaient emplis de larmes. D’un geste désespéré, elle saisit délicatement la main de celui qui avait choisi de la faire souffrir et la porta sur son coeur. “Pourquoi tu as m’as fait ça? dit-elle en sanglotant ” Pourquoi tu as tout gâché? Pourquoi tu as choisi de me briser au lieu de m’aimer ?” dit-elle en chuchotant. Il n’osait pas la regarder et soupira longuement la tête baissée. Ils restèrent figés ainsi quelques instants. Elle finit par inspirer bruyamment comme pour reprendre des forces, puis se leva difficilement. Elle se sentait vide, affaiblie comme après une lutte acharnée. Elle avançait maintenant très lentement à travers la pièce, puis s’arrêta sans se retourner pour lui dire avec fermeté “Je sors. A mon retour dans 3h, je ne veux plus voir une seule de tes affaires dans cet appartement. Si jamais je trouve quoi que ce soit qui t’appartient, je le brûle”. Ayant dit ceci, elle continua à marcher d’un pas lourd presque boiteux vers son sac, le ramassa, quitta la pièce, puis l’appartement. A son retour, il avait ramassé toutes ses affaires. Bintou ne sut jamais comment il s’y était pris. Il avait laissé l’appartement sans dessus-dessous. Il l’avait vidé d’une partie de sa substance, tout comme le cœur de Bintou.

Deux ans après cet incident, elle se sentait moins fragile, moins en colère. Elle avait puisé dan ses ressources pour trouver une raison de continuer à vivre sans vide, sans peine, sans haine. Elle avait dû réapprendre à se trouver belle, à s’aimer pour pouvoir aimer de nouveau. Et voir, dans toute expérience  une opportunité d’apprendre de nouvelles choses.

Antony quitta les tétons de la jeune femme blonde pour se tourner vers Bintou. Il lui fallait réagir… Elle se sentit très mal à l’aise alors qu’il faisait un pas vers elle. Il lui caressa la joue doucement et approcha son visage du sien. Il la regarda avec intensité pendant quelques secondes sans bouger, puis porta ses deux mains au niveau du visage de Bintou pour l’embrasser avec tendresse. Elle avait l’impression qu’il sentait son malaise et qu’il cherchait à la rassurer. Elle aimait cette attention. Il s’y prenait bien. Elle finit par se détendre et s’abandonna doucement aux plaisirs sucrés de leur baiser. Le désir la gagna de nouveau et elle se mit à l’embrasser avec délectation. Il l’avait enlacé fort tout en lui murmurant par moments à l’oreille qu’il la trouvait belle et qu’il avait envie de lui faire l’amour. Plus les minutes s’écoulaient et plus Bintou se sentait en sécurité. Contre toute attente, elle venait de prendre sa décision.
À suivre…