Mesdames, combien sommes-nous à avoir rêvé ou à encore rêver du prince charmant ? Combien sommes-nous à être secrètement en quête d’un homme idéal qui comblerait nos moindres désirs ?

Bon, je demande combien… Cependant, je n’ai pas trouvé de chiffres pour répondre à ces questions. En France, nous sommes plus de 34 millions de femmes, du coup je me suis subitement mise à penser que les dessins animés de Walt Disney et tous les films à l’eau-de-rose qui existent (surtout ceux que j’adore regarder le dimanche après-midi sur TMC) avaient fait et continuent à faire de sacrés dégâts ! De quels dégâts je cause ? Bah, il n’y a qu’à suivre les discussions que j’ai avec mes amis célibataires… ils ne savent plus comment s’y prendre !!! Je ne prétends pas avec cet article décortiquer le mythe du prince charmant. Mais plutôt mettre en lumière avec mes mots, ce phénomène sociologique bien ancré dans nos têtes de femmes occidentales.

Alors ce mythe, qu’est-ce que c’est ?

Le mythe du prince charmant habite l’inconscient collectif (occidental) et découle en partie des contes de fées et autres mythologies, voire même de la religion avec Adam et Eve. A la base, ce fameux mythe repose sur le postulat suivant : « je suis un être incomplet donc je me mets en quête de mon autre moitié ». Cette version est plutôt volontaire. En général, on préfère attendre sagement qu’il se pointe. (D’ailleurs, quand j’y pense, ce serait vraiment génial que le prince charmant se pointe à ma porte, en mode beau-gosse juste pour me demander si j’accepte de partager ma vie avec lui!!! Bon, en réalité, je ne sais pas si je lui ouvrirai. Oui,  car je n’ouvre pas la porte aux inconnus. Et puis, franchement, il y a de fortes chances que je ne sois pas chez moi… du coup est-ce que le prince serait assez patient pour attendre tout seul sur le palier?! Rhaaa et puis si c’est pour qu’une de mes voisines lui offre un café et plus si affinités… Bref !

Ainsi donc, les femmes qui recherchent cet homme idéal et inatteignable… (soyons clairs, une personne qui n’existe pas!) sont contraintes à ne JAMAIS rencontrer personne. Voilà c’est dit. (Ah ça fait du bien… Ouh là oui, ça fait du bien de l’écrire!!).

Les dérives de l’idéalisation

Alors oui, le sentiment amoureux se développe sur le principe d’idéalisation de l’autre, certes, mais le sortilège n’est que de courte durée. Quand la réalité reprend sa place, elle est parfois accompagnée de désillusions. Les petites particularités que vous trouviez si choux au début de la relation deviennent sous ce nouveau jour, agaçantes et parfois rédhibitoires. Par exemple, depuis que vous passez tous vos week-end chez lui, vous trouvez son profil droit bien moins beau que le gauche (c’est chiant sur les photos), qu’en fait, il parle peu (mais est-ce qu’il vous écoute?), qu’il vous presse fortement pour que vous lui prépariez un maffé ou un colombo, qu’il aime le foot (Haann lalaaa!) alors que vous ne supportez pas ça… Ces raisons ne poussent pas à la rupture mais vous rendent plus vigilantes sur les autres défauts qui n’ont pas encore été révélés. Mais est-ce si grave ? Si l’on reste uniquement dans l’idéalisation, cela peut mener à la rupture. En revanche, si l’on accepte de le voir tel qu’il est, on passe à l’étape suivante, celle d’une relation de couple.  L’idée étant d’aimer la personne pour ce qu’elle est et non de chercher à tout prix à la rendre parfaite.

J’entends souvent mes potes me dire : « oui mais bon, vous les femmes, vous ne savez pas ce que vous voulez » et je leur réponds : « FAUX ! Nous savons exactement ce que nous voulons pour la plupart. C’est juste que vous n’arrivez pas à nous contenter !…» Krkrkrkr ! Bon après je ricane moins car les potes en face le prennent mal et veulent parfois même en découdre.

La bonne nouvelle c’est que si cet homme idéal n’existe pas, alors cela ouvre de nouvelles perspectives beaucoup plus réalistes ! Que nous soyons célibataire ou en couple, il semblerait qu’il ne soit jamais assez bien, jamais à la hauteur de ce que nous avons en tête (je me mets dans le lot!). Enfin, si, il est à la hauteur parfois… de 10h à 13h par exemple ou bien il assure oui, mais ce n’est pas ce que nous avions demandé à la base, donc ça ne compte pas. Bon, je sais que vous voyez de quoi je parle.

Happy end

Mais, peut-être sommes-nous trop exigeantes ? Peut-être devrions-nous revoir nos prétentions, nos valeurs, nos envies ? Non pas à la baisse, mais selon des standards différents. Car finalement, c’est peut-être de nous qu’il s’agit et non de l’autre et de ses défauts.

En cherchant à mieux comprendre le mythe du prince charmant… je suis tombée sur ces phrases  « Osons espérer la rencontre de deux êtres complets, pleinement tournés vers l’avenir et la réalisation d’une création commune : leur couple » ou encore  «[…]  ce n’est pas deux qui ne font qu’un, mais un et un, chacun entier, qui font trois en créant du nouveau » (psychologies.com). En fait, j’aurai préféré que l’on me raconte d’autres histoires plutôt que celles de Cendrillon ou de Blanche-Neige… Outre le fait que ces personnages de contes de fées ne me ressemblaient pas au niveau de la pigmentation (cela fera peut-être l’objet d’un autre article), je me rends compte aujourd’hui que leurs attentes et leurs objectifs de vie manquaient cruellement d’ambition… Mieux vaut tard que jamais!!