Wazal Ayissi jeune entrepreneur et styliste s’est lancé voici quelques mois dans la rédaction d’une bande dessinée. Ce projet, nous a séduit et de ce fait, nous avons décidé de le partager avec vous afin que vous soyez tout comme nous ambassadeurs.

La légende de Wazal  est un conte qui a pour cadre l’Afrique et ce n’est pas qu’une histoire pour se divertir. Imager ce conte à travers la bande dessinée a aussi pour but de présenter cette partie de l’Afrique qui est la région du bassin du Lac Tchad et les pays qui composent cette région, dont le Cameroun. Les paysages – l’architecture – les coutumes – les interdits – les rituels – les cultures vestimentaires – les étoffes – les accessoires – les coiffures – les couleurs de la vie quotidien… »

A travers la bande dessinée « La légende de Wazal » l’auteur raconte sa culture, sa source d’inspiration, son don, sa passion pour la mode qu’il a reçu de mon défunt père, le couturier Ayissi Nga Pierre Célestin. 

La légende de Wazal

Une histoire wazalkaliflagilistik

Il était une fois, à l’extrême Nord du Cameroun, dans un petit village nommé WAZALVILLE, vivait un peuple, les Wazalgeois. Dans ce petit royaume, riche en ressources naturelles et en traditions, les habitants vivaient en harmonie avec la beauté de la faune et de la nature qui les entouraient, de la terre rouge qui les nourrissait et des esprits qui les protégeaient. […] Chaque village avait ses codes et règles. La légende raconte que malheur à celui qui ira cueillir des prunes ou des mangues dans la cour de son voisin sans sa permission : le malheur s’abattra sur lui et sa famille ! Chacun entretenait donc sa cour, le vent qui soufflait chaque nuit, participait au nettoyage des feuilles. Pour tout visiteur extérieur, le village donnait l’impression d’un village robuste, difficile à conquérir.

Ses murs anciens laissaient paraître les différentes et nombreuses batailles déjà menées, et reflétaient une force majestueuse indescriptible. On pouvait voir sur les murs des temples des calligraphies qui véhiculaient des messages secrets.

Mais le secret de la beauté et de la force de ce royaume qui forçait l’admiration de tous et qui, par conséquent, attisait la convoitise, résidaient dans la sagesse des anciens qui permettait d’assurer la pérennité du village.

Le roi du village, Wazalion était un homme d’une grande sagesse, patience et intelligence. Doux dans ses actes et ses paroles, il disposait d’une puissance et d’une maturité redoutables qui forçaient le respect. Aimé de tous, il n’hésitait pas à partir au combat afin de protéger ses terres et répondre aux besoins de son peuple.

C’est lors d’une embuscade que le bon roi Wazalion trouva la mort : le village avait été pris d’assaut. Wazalion cacha son épouse et son fils dans une cave secrète afin de les mettre à l’abri. Puis il réunit ses armées pour protéger le village. A l’aide de son armure et de son épée Wazall’âme, le roi Wazalion accompagné de ses soldats et de son fidèle ami Bantoutator se lancèrent dans un combat sanglant : Les ennemis arrivaient de toute part, on pouvait entendre les épées siffler. Wazalion qui se sentait invincible grâce à son épée, partit à l’affront des ennemis sans même attendre ses troupes. Il saisit un adversaire pour l’étrangler, mais c’était sans compter l’arrivée du camp adverse qui le mit à terre et le blessa à l’épaule. Wazalion, fulminant de rage, se releva et, affaibli, continua la bataille. Bantoutator qui de loin vit son ami blessé, tenta de lui venir en aide mais il fut empêché par les ennemis qui avaient fait une barrière autour de lui. De son côté, Wazalion seul aux prises avec une dizaine de guerriers, coupa la tête de cinq soldats grâce à Wazall’âme. Fort de son « succès » il ne vit pas arriver deux adversaires qui, avec traîtrise et lâcheté, le poignardèrent, l’un dans le dos, l’autre au ventre. Bantoutator, venant à bout des assaillants, les habits en lambeaux, la figure en sang, arriva quelques minutes plus tard auprès de son ami. Mais le roi rendait son dernier souffle. Il laissait derrière lui un jeune fils, Wazal, qui signifie « lion, roi de la jungle ». Bantoutator ayant échappé à la mort, meurtri par ses blessures et par l’humiliation, promit de venger la mort de son ami Wazallion.

[…]

[…] A l’issue du conseil des Wazalciens, ils jouèrent du balafon afin de réunir tout le village. Un ancien monta sur une estrade afin que tous le voient et l’entendent parler :

Wazal, fils du roi Wazalion et petit fils de Wazalking, fut donc nommé Roi de Wazalville.[…]

Un jour, revenant d’un voyage épuisant, il décida d’aller se ressourcer dans les terres de ses ancêtres. Après quelques heures de marche, il entendit soudainement, et venant de très loin, un écho. Curieux il continua de marcher quand tout à coup l’écho retentit, et cette fois de façon plus audible :

Wazal fils de Wazalion […]

Extrait de l’ouvrage La Légende de Wazal

Mais qui est donc Wazal Ayissi auteur de l’ouvrage?

AYISSI NGA Joseph Marie, Créateur de la marque Wazal ; écrivain à ses heures perdues. À ce jour celui ci a pu créer quatre collections qui sont respectivement : Braguette, Africafutur, WazalRock, Ova Tété.

Toutes ces collections lui ont valu une nomination au BEFFTA AWARDS à Londres en 2016 : ”un moment de grande joie car je n’ai pas suivi un cursus particulier lié au domaine de la mode.” Autodidacte qui depuis sa plus tendre enfance s’inspire de tous les horizons pour créer son propre chemin. Toutefois, il a tenu à perfectionner sa façon de travailler, sa méthode et son univers en suivant une formation de mode au sein de l’école VANESSA RUIZ à Paris où il a appris le Modélisme du moulage.

Avec tout mon parcours, j’ai eu envie d’écrire, de raconter un peu mon histoire mais il me fallait le faire d’une façon originale. Mon récit parle de ma marque, de ce qu’elle véhicule comme image, de ses origines. C’est pourquoi, j’ai pris la décision de lancer ma BD “La légende de Wazal” ; qui raconte l’histoire d’un roi qui doit préserver son peuple.

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Dessins de l’ouvrage Leolin Bakoto