Être bien dans sa peau, stopper les préjugés, le premier concours de Mister et Miss albinos a eu lieu vendredi dernier au Kenya. C’est sous les projecteurs que de jeunes kényans ont répondu massivement à l’appel de Isaac Mwaura organisateur du concours et également premier député albinos au parlement kenyan.

Le seul critère pour y participer, être albinos. Hommes, femmes et même enfants ont répondu présent. Les différents candidats ont tout misé afin de démontrer qu’ils font partie de la société. Le défilé haut en couleur des vidéos nous montre des personnes en tenue de travail, tenues traditionnelles, de sport ou d’apparat. Très souvent marginalisés par la société, ils ont du mal à trouver un emploi. « Mister et Miss Albisnisme Kenya sont des gens comme vous et moi et qui sont également bien dans leur peau » a  déclaré Issac Mwaura.

« Nous ne sommes pas des fantômes et nous ne sommes pas laids »

Cette phrase a été citée par Isaac Mwaura en juin dernier lors de la conférence organisée par l’ONU en Tanzanie. Cette conférence a pour but de mettre en place des méthodes et solutions afin de stopper ce fléau qu’est le massacre de personnes albinos. Pour que la journée de l’albinisme ne soit pas seulement une date sur un calendrier il faut agir.

Massacrés et mutilés. L’Afrique subsaharienne connaît depuis plus d’une décennie une forte recrudescence d’attaques d’albinos réputés détenir des pouvoirs. Ces fausses croyances font des hommes et des femmes albinos un « produit magique » très onéreux et nécessaires à ces fameux sorciers pour l’élaboration de potions supposées rendre riche. Afin que cela cesse nous devons soutenir ces personnes et mieux, apporter une aide quel qu’elle soit.

« Femmes albinos  violées au Sénégal sous prétexte qu’elles soignent le Sida; au Burundi il se dit que le sexe d’un albinos apporterait pouvoir et richesse » Jeune Afrique.