L’Amérique de Donald Trump est divisée et c’est bien le moins qu’on puisse dire.

Ces dernières semaines, et à l’approche des « mid-term elections », Le débat semble même s’être durci ces derniers temps. Malheureusement, on a assisté à une montée en puissance d’une violence dans le langage de certains acteurs politiques. Mais cette violence a franchi un palier avec l’envoi de bombes par un néo nazi de la droite dure qui visait notamment Hillary Clinton, l’ancien président Barack Obama, certains membres du congrès comme Maxine Waters.

Si le FBI a pu appréhender l’auteur de cet acte de terrorisme interne l’histoire a pris une tournure dramatique dans la ville de Pittsburgh en Pennsylvanie.

En effet, dans cette ville, une attaque visant la synagogue Tree of Life a fait 11 morts le samedi 27 Octobre dernier. Cet acte antisémite perpétré par le nommé Robert Bowers vient couronner plusieurs mois de violence verbale aux limites du supportable et qui n’a eu cesse d’envenimer les tensions raciales et créer la division

Dans ce contexte difficile, et seulement quelques heures après l’annonce de la tragédie ; Donald Trump est pourtant aperçu sur scène dans un meeting politique dans la ville d’Indiana ; arrivant au rythme de la chanson HAPPY du leader des Neptunes Pharrel Williams. Choqué, l’artiste, par l’entremise de ses avocats a fait parvenir la lettre (ci-dessous) au président américain.

Pharell Williams, Donald Trump

La lettre en substance, rappelle que Pharell Williams est l’auteur de l’œuvre artistique et compte tenu du contexte qui n’a rien de « Happy » et en vertu de ses droits d’auteurs et compositeurs n’autorise pas le président a utilisé ni maintenant, ni jamais son travail artistique au risque de s’exposer aux sanctions en vigueur en la matière.