Baptisée « journée internationale de la femme », le 8 mars 1977 par l’ONU. Cette journée est célébrée par des groupes de femmes dans le monde entier. C’est surtout la journée pendant laquelle sans distinction ethnique, sociale, politique, linguistique et géographique, la femme est mise en avant dans le monde entier.

femme africaine aleeka

Une journée ne sera peut-être pas suffisante dans une année qui compte 365 jours. De Paris à Madagascar, la femme sera citée mais est ce suffisant? Quid du continent? Je reste indécise et me dit que la lutte ne fait que commencer. Le  continent africain  célèbre aussi cette journée même si nous nous doutons toutes que de grandes inégalités subsistent. Des femmes illustres et d’autres qui sont anonymes se donnent la main chaque jour afin d’obtenir une place, une reconnaissance de la société.

Il existe d’ailleurs une journée de la femme africaine célébrée en juillet.  Nous assistons à de nombreux changements dans le continent africain, et nous ne pouvons manquer de reconnaître que beaucoup de ses protagonistes sont des femmes. A titre d’exemple, nous pouvons mentionner certaines femmes qui ont occupé une place dans la sphère publique, Ellen Johnson, Présidente du Libéria,  Hela Cheikhrouhou surnommée la banquière du climat,  Juliana Rotich la kényane reine des geeks d’Afrique; Nous ne pouvons pas laisser de côté l’écologiste kenyane Wangari Maathai, qui était la première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix, ainsi que Nadine Gordimer, écrivain sud-africain, Nobel de littérature en 1991. Celles-ci et bien et d’autres femmes qui restent anonymes sont des femmes qui se sont engagés dans la lutte pour le développement durable en Afrique, avec la reconnaissance de la dignité des femmes et surtout croient qu’il est possible, un monde plus juste et égalitaire de soutien.

 

Hela Cheikhrourou, Juliana Rotich et Wangari Maathai

 

La femme est l’avenir du continent africain, outre l’image poétique, nous savons que le développement économique et social de l’ Afrique est nécessairement naturellement et essentiellement le vecteur de travail pour la femme mais avant tout se fera par la femme. Parce que si la femme en Afrique est toujours porteuse (le bois, l’ eau, les enfants,), elle  est également un porteur pour  l’ avenir. Nous devons continuer unis dans la fraternité pour transformer nos larmes en triomphe, notre désespoir dans la détermination et notre peur en courage. Nous ne pouvons pas nous  reposer jusqu’à ce que nous ayons la plénitude et d’ équilibre, un monde où les hommes et les femmes partagent la même liberté et la même égalité , citation de Leymah Gbowee, activiste et féministe libériane et surtout lauréate du prix de la paix 2011. Malgré les grands progrès, l’inégalité entre les sexes persiste dans de nombreuses sociétés et la violence contre les femmes et les jeunes reste très répandue.(Programme d’action pour le développement)

Comme société, nous devons aller de l’avant avec  une prise de conscience et la reconnaissance de la dignité des femmes, prendre au mot nos politiques et des engagements concrets pour promouvoir et permettre à chaque femme de se prononcer et de recréer le monde dans lequel nous vivons.