Le mois de mars est un mois spécial pour Aleeka Magazine, qui a décidé de faire la part belle aux femmes. Chaque semaine, le parcours d’une personnalité féminine sera mis en lumière. Des articles de fond mettront en avant des points de vue et des visions féminines. Un mois plus que jamais féminin !

C’est une initiative qui vient nourrir le désir de toute l’équipe (qui n’est pas exclusivement féminine) de rendre visible la féminité sous toutes ses formes. Et, le 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes, doit en marquer l’apogée.
Pour la petite histoire, cette journée trouve ses origines dès 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par la révolutionnaire Clara Zetkin. Initialement, elle était pensée pour être un événement politique. C’est en 1977 qu’elle est officialisée par les Nations-Unies, puis en 1982 par la France, dans la foulée des luttes féministes des années 1970. Depuis, la lutte continue, car les inégalités n’ont jamais cessé.
Mais les choses évoluent.
La parole des femmes se libère, n’en déplaisent à certain(e)s. Et des mouvements aussi forts que #MeToo #TimesUp aux Etats-Unis et #MaintenantOnAgit en France permettent de prendre conscience des souffrances subies par beaucoup trop d’entre nous et de lutter pour changer les choses. Désormais, nous (les femmes) faisons preuve de sororité. Ce terme est le symbole même d’une évolution dans les mots et les mœurs : l’on ne va plus parler de “fraternité”, mais plutôt de “sororité” pour parler des liens, similitudes et vécus semblables partagés par les femmes.
Il nous faut cependant mentionner le fait d’être femme et d’être noire en France. C’est une condition spécifique sur laquelle nous allons échanger dans le courant du mois de mars. Nous ne nous attarderons pas sur ce sujet au sein de ce billet. En effet, pour l’heure, il n’est pas question de hiérarchiser les difficultés, mais de faire état des situations, de réfléchir ensemble et de lutter efficacement en vue d’obtenir de meilleures conditions en tant que femme dans nos sociétés.
Par pitié, que l’on ne me parle pas du 8 mars comme de la Journée de la Femme !
Pourquoi ? Parce que comme l’a si bien dit en 2013 Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre des Droits des femmes « Le 8 mars n’est pas, comme on l’entend parfois, la journée de “la” femme, qui mettrait à l’honneur un soi-disant idéal féminin (accompagné de ses attributs : cadeaux, roses ou parfums) ».
Donc, que celui qui s’approche de moi avec un bouquet de fleurs pour soi-disant célébrer cette date, passe son chemin… Non pas que je n’aime pas les fleurs (😉) mais plutôt parce que je préférerais nettement que le 8 mars symbolise autre chose que la lutte à travers le monde, pour les droits des femmes.