Pour le mois d’avril, Aleeka magazine vous propose un ensemble d’articles sur le thème de la “Natalité”. Selon l’INED, l’Institut national des études démographiques, ”  La natalité d’un pays dépend de la fécondité des femmes et de leur nombre au sein de la population. Les naissances sont une composante des évolutions d’un pays. Vous ne le saviez peut-être pas, mais les plus forts taux de natalité (nombre de naissances pour 1000 habitants) sont enregistrés en Asie et en Afrique. Le plus fort taux de fécondité revient au Niger où la moyenne pour une femme est de 7,68 enfants alors qu’en France il est de 1,88 !! Oui, oui!! 


Alors me direz-vous, parler de mouflets, de couches, de bib’ et autres… n’est pas transcendant et cela l’est encore moins lorsque l’on a pas de marmots. Et puis soyons clairs, Aleeka n’est absolument pas une plateforme dédiée aux bambins ! En revanche, toucher du doigt les problématiques liées aux transformations engendrées par “une naissance” dans la vie d’une femme, voilà qui a intéressé l’équipe.


Il me semble que la transformation est intrinsèque à la naissance et vice-versa. Avant même qu’une femme décide seule ou avec son/sa compagne de créer une nouvelle vie, son environnement influe sur ses choix et décisions. Consultez l’article “Toujours pas d’ enfants?” et vous comprendrez de quoi il en retourne.

La décision enfin prise, les mois s’écoulent et à mesure que le ventre s’arrondit, le désir, lui, ne se fait pas la malle. Je vous invite à lire l’article sur “La sexualité pendant la grossessequi donne des tips pour “jouir” au mieux pendant cette période où l’on pense souvent ne pas avoir droit au plaisir charnel.


Et une puis une fois que le processus est lancé, la finalité peut être heureuse ou non. La délivrance peut se transformer en calvaire avec pour prétexte les origines de la patiente. L’article : “Racisées dès l’entrée en maternité: survivre à la trajectoire de soins sous influence” met en lumière des pratiques indéfendables.

Aleeka M a interrogé et filmé Amélie Ebongué, fondatrice de l’association “Parfait pour Jaden” qui oeuvre en Afrique depuis la France contre la mortalité maternelle. On a trop tendance à l’occulter, mais donner la vie comporte aussi de très grands risques pour la mère.


Enfin, une fois que le poupon tant attendu est là… La femme doit accepter sa transformation physique. Pendant 9 mois, sa morphologie change “cruellement” alors qu’en elle, la vie grandit. Les articles Post-accouchement, mise en beauté  et Les abdominaux et la grossesse. Remise en forme après l’accouchement vont changer la perception de celles qui pensent qu’elles n’ont plus aucune chance d’être aussi belles qu’avant leur accouchement.


Donc voilà, la femme d’aujourd’hui, qui pense à la natalité doit prendre en compte tous ces facteurs et bien plus encore. Donner la vie en connaissance de cause est me semble-t-il bien plus épanouissant et plus intéressant pour le “mioche” par la suite. Mais la femme n’est pas non plus obligée de prendre part au peuplement du monde. Elle peut choisir de ne pas porter la vie. Choisir de vivre pleinement sa vie de femme, un point c’est tout. Nous n’avons pas à la blâmer pour ce choix. Vous aurez bien compris que je suis pour ma part très ouverte sur le sujet.
Je ne peux néanmoins finir cet édito sans mentionner la gent masculine. Je vais être brève. Malgré toutes les avancées scientifiques que je trouve extraordinaires (FIV, inséminations, dons d’ovocytes, adoptions d’embryons…) et qui sont mises à notre disposition pour procréer en suivant les évolutions des moeurs et des lois, la natalité n’est rien sans homme…