L’individu par essence…

Cogito, ergo sum ( je pense, donc je suis)  pensait Réné Descartes, une expression pouvant certifier l’existence de notre « moi  intérieur » mais ce « moi », le maîtrisons-nous vraiment ? Des sociétés antiques jusqu’aux temps modernes, notre « moi » a toujours été forgé et dicté par les codes et lois de la société. L’Humain qui par essence est bestial, a été contraint de s’astreindre à des observances étatiques oubliant parfois de s’intéresser à l’autre, notre potentiel reflet, il devient à la fois proche et lointain. La société qui se veut garante et pérenne du bien-être des citoyens pour ce faire, a mis en place tout une armada d’articles de lois explicitant droits et libertés de chaque individu, des particularités préétablies et dans le cas échéant, celui des époux.

Le couple  et la loi…

Devant la loi, les époux sont indivisibles et ne forment plus qu’une entité  en  tenant compte de la relation de facto existant entre un mari et son épouse,  raison pour laquelle, certains privilèges  pouvant  s’apparenter  à un pois chiche dans un lit peuvent devenir un frein à l’épanouissement desdits époux à l’instar de  l’interdiction du témoignage contre son conjoint  qui au fil du temps, intègre quelques exceptions  des failles mineures. C’est dans ce contexte que l’époux censé protéger sa(son) partenaire prend ses aises parfois au détriment des responsabilités qui lui incombent, joue du « je » au détriment du « nous ».

Violence-entre-epoux

Le couple et l’individu…

La vérité, sœur jumelle du mensonge qui est une institution devient un souvenir malgré la dangerosité de la situation. L’humain ondoyant et divers, refait surface marquant son passage par son narcissisme, sa roublardise et sa hardiesse ;  la peur de la solitude, la peur du regard des autres, la peur  de ne plus conjuguer avec l’autre est source de tant d’infamies. Dans ce cas,   connaître le moi intérieur de l’autre, connaître sa pensée qui est une donnée intrinsèque à chacun de nous donc  hâblerie, devient une certitude. C’est ici que le libre-arbitre, l’éthique et l’équité deviennent des notions désuètes ; la santé de l’autre qui devrait être une priorité devient un point insignifiant. La peur d’avouer son méfait, son infidélité et les conséquences inhérentes à cet acte dont l’exposition aux MST ( maladies sexuellement transmissibles) et IST ( infections sexuellement transmissibles) est plus forte. La conscience selon Henri Bergson qui est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir, est occultée. L’humain se couvre de son manteau de silence et s’assure du soutien de son partenaire en veillant à le priver du droit fondamental, survivre malgré les enfants ; la santé devient ce que la charité est à l’hôpital, un luxe

Le couple et la loi en milieu Hospitalier…

Dans le milieu hospitalier, les époux unis et indivisibles devant la loi, sont paradoxalement deux entités distinctes. Le secret qui est banni par la loi entre époux, devient une institution et de ce fait, un frein majeur au bien-être des partenaires. L’hôpital sous-couvert de la loi, est mise en porte-à-faux par des indélicats, usant et abusant du secret médical par le biais du serment d’Hippocrate.

« Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »

 Extrait du Serment d’Hippocrate du Conseil National de l’ordre des Médecins.

 

Marteau juge

Ambiguïté dans le couple et légalisation du crime…

Parfois la loi censée protéger ses citoyens avec équité les condamne et donne des moyens légaux aux criminels d’agir en toute impunité, des criminels légaux  responsables du délit dans certains pays occidentaux «  d’administration de substance nuisible suivie d’infirmité permanente », un précédent, encore un luxe occidental.