Le président français a entamé sa première visite en Afrique… Devrait-on dire que Paris cherche à établir des liens de travail plus étroits avec ses anciennes colonies d’Afrique ? Certains observateurs africains ont qualifié la tournée africaine du président Macron de signe de «transition» dans les relations, tandis que d’autres ont insisté sur le fait que l’Afrique doit devenir indépendante de la domination française.

Marcon Ouagadougou 2017

© Libération

Le président français Emmanuel Macron a entamé une tournée de trois jours pour visiter le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana afin de présenter un nouveau modèle de relation avec le continent basé sur “l’éducation, l’investissement et le développement des affaires”. Pourtant, les critiques disent que la stratégie de Macron est nouvelle de nom seulement.

Cette tournée est supposée tomber à point nommé afin d’apaiser les tensions qui se sont créées suite aux révélations sur un marché “aux noir” en Libye,  un retour sournois de l’esclavage.

Il est dit que des pays ont décidé pour l’arrivée du président de stopper les cours dans les écoles pendant… 48h !!

Selon les journaux de ce même pays, le Burkina, seuls les étudiants et les journalistes qui «approuvent la politique de la France» sont autorisés à rencontrer le président français, et que toutes les questions pour Macron ont été préparées à l’avance.

Il a précisé que les journalistes ont le droit de poser une seule question. En ce qui concerne les étudiants, l’administration a soigneusement enregistré leurs informations personnelles : nom, prénom, date de naissance, données de passeport.

La question du jour :

En serait il de même si un président africain se déplaçait en France ? Non ! Alors pourquoi se comporter de la sorte ?

Nos dirigeants doivent-ils toujours courber l’échine ?  L’Afrique si convoitée n’estime t-elle pas avoir les cartes en main ou les reins solides pour être indépendante de cet impérialisme ?