Attendu depuis près de deux ans, le Marvel, notre Marvel est enfin là et a déjà fait couler beaucoup d’encre et d’argent aussi (premier film dans le monde à cette date). Rien que pour ces raisons, Black Panther mérite d’être célébré encore et encore. Et la place de la femme dans ce film est aussi une bonne raison de l’aimer.

Il est donc de mon devoir, oui vous avez bien lu devoir, de vous inciter à aller voir ce film car de mémoire de cinéphile, il m’est difficile de me remémorer une production cinématographique qui a autant mis les femmes à l’honneur, les femmes noires, belles et fières à l’honneur.

Petit rappel du synopsis : Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America (Civil War), T’Challa  revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve. Aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

Vous me direz, synopsis d’un Marvel, rien de nouveau. Mais, ce Marvel est unique car dès les premières images, on découvre un roi, protégé par une armée de femmes appelées Les Dora Milaje ayant à leur tête une générale, Okoye, jouée par Danai Gurira. Aussi il ne serait pas inopportun de faire remarquer que T’challa ne serait pas ce roi sans quatre femmes et c’est là que j’ai trouvé ce film encore plus captivant.

Okoye, Danai Gurira

Okoye, Générale de l’armée Dora Milaje

Princesse Shuri, l’intello

Petite sœur de T’challa et donc princesse, Shuri (Letitia Wright) est une fan de nouvelles technologies et est même à la tête du département technologique du royaume du Wakanda. La technologie wakandaise du royaume repose essentiellement sur le vibranium, puissant métal capable d’absorber toutes vibrations environnantes (petite leçon du jour). C’est aussi elle qui a conçu et donné vie aux nouvelles armes et amures de Black Panther utilisées durant tout le film.   Il aura ainsi fréquemment recours à elle.

Princesse Shuri Black Panther

Princesse Shuri, petite soeur de T’Challa

Cette jeune fille aux airs d’adolescente est, en plus d’être véritablement intelligente, une guerrière aguerrie, avec un sens de l’humour et un sarcasme que je lui volerais bien. Personnellement, je n’avais d’yeux que pour elle durant ce film.  Le réalisateur lui a donné une place prépondérante dans la vie et le règne de T’challa et d’après les bruits qui courent nous n’avons pas fini d’entendre parler d’elle.

Dans le film, l’on s’attend à ce qu’elle soit la petite sœur effacée, la protégée de son frère mais c’est plutôt le contraire. Shuri est une femme qui inspire le respect et de l’admiration. Elle n’a peur de rien. Elle tient surement cette jolie personnalité de fonceuse de sa mère.

Ramonda, la protectrice

Black Panther

Ramonda, mère de T’Challa

Magnifique est le premier mot qui ressort lorsqu’on la voit. Ramonda (Angela Bassett) est la mère de T’challa et de Shuri, la reine mère du royaume de Wakanda. Affectée par le décès de son époux, son allure ne laisse rien paraître de sa détresse et se concentre sur son objectif premier : faire de T’challa le roi de Wakanda et est prête à tout pour défendre les intérêts de son fils, son roi. Elle a ainsi su s’effacer pour le laisser régner et lorsque le malheur s’est abattu sur sa famille, elle n’a pas faibli.

En effet, Ramonda a su mettre son orgueil de côté et faire des choix par contrainte pour le bien-être de sa famille. D’aucun dirait qu’elle a simplement agi comme une mère, ce à quoi je répondrai que nous avons toujours le choix et qu’elle aurait pu faire le choix de ne rien faire et de pleurer sur son malheur, son avenir déchu. Aussi est-elle l’un des acteurs clés de la survie de Black Panther et de l’assise de son règne.

Ramonda représente toutes les mères, aimantes et protectrices, prêtes à tout pour leur progéniture et toujours présentes quelque soit les circonstances. Bénies soient nos mères, nos reines, nos forces dans ce monde.

Nakia, le grand amour

Et oui… il y’ a une histoire d’amour dans ce Marvel. Tout roi a besoin d’une reine n’est ce pas ? Black Panther n’a pas failli à la règle et n’a pas choisi une quelconque potentielle reine. Nakia (Lupita Nyong’o) est une ancienne Dora Milaje qui a quitté le Royaume de Wakanda pour d’autres aventures dans des contrées lointaines et pourtant Monsieur n’arrive pas à l’oublier.

Cependant, comme l’amour triomphe toujours, elle a su me démontrer que notre T’challa ne l’avait pas seulement choisi pour ses belles courbes mais surtout pour son courage, sa force, son intelligence et son petit coté rebelle.

Lorsque T’challa perd son trône, Nakia sera la force sur laquelle Ramonda et Shuri s’appuieront. Elle a su prendre les bonnes décisions au bon moment et grâce à elle notre Black Panther a pu renaître de ses cendres. Sans Nakia il y aurait surement eu T’challa, mais Black Panther… j’en doute fort. Comme le prince charmant qui a délivré la belle au bois dormant de son sommeil profond, Nakia a redonné à son Roi sa vie, ses pouvoirs, son personnage.

Nakia guerrière Wakandaise membre des Chiens de Guerre

Nakia, ancienne petite amie de T’Challa

Et ce n’est pas tout ! Aveuglé par l’amour (éxagération tu me sens !), Nakia sera à l’origine de la volonté de T’challa de faire connaître sur l’échiquier mondial le Wakanda comme la nation du vibranium et non pas un petit pays du tiers monde,  vision cultivée par le Royaume dans ses relations internationales, perçue comme une forme de protection. Grâce ou à cause de Nakia, le Royaume s’ouvre donc au monde est est prêt à partager sa technologie.

Avec une femme générale de l’armée, une sœur brillante et experte en technologie, une mère protectrice et une amoureuse brave et courageuse, Black Panther peut se targuer d’être sacrément bien entouré. Nous pouvons ainsi applaudir la volonté du réalisateur de ce film d’avoir voulu nous montrer une image différente de la femme noire, en mettant en lumières des femmes qui portent un Roi, tout un royaume.

Si avec cela je ne vous ai pas donné envie d’aller voir ce film, j’en perds mon dialecte. Vos impressions pour ceux qui l’ont vu sont les bienvenues.