Il y a quelques jours, « iamus » était invité par la plateforme Afrostream à la projection du film BLACK, réalisé par Adil El Arbi et Billal Fallah.

Vous n’aurez pas la chance que l’on a eue de le voir sur grand écran, car ce long-métrage belge qui aurait dû sortir le 16 mars chez nous a été interdit aux moins de 16 ans par la commission de classification et à la suite des réticences des distributeurs à le sortir dans un contexte de tensions conséquences des attentats, les Français n’auront la chance de le visionner qu’en e-cinéma sur toutes les plateformes VOD.

 

Black, le film sur l’amour

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Marwan et Mavela, dans l’une des plus belles scènes du film

Ce qui a tout l’air d’être une histoire de gangs est en fait une belle histoire d’amour. Une histoire impossible entre Mavela du gang des Black Bronx et Marwan du gang des 1080. Une fille noire et un Maghrébin. Jeunes et désœuvrés, ils suivent aveuglément les règles de leur clan respectif et ne se rendront compte de la violence de leur engagement que lorsqu’ils seront confrontés à l’impossibilité de vivre leur amour au grand jour.

Mais la beauté de cette histoire n’empêchera pas le spectateur de découvrir une partie du quotidien des quartiers sensibles de Bruxelles, sans filtre, sans ce confort que l’on retrouve dans le cinéma belge « incolore » et éloigné de la réalité de la société flamande.

Des acteurs exceptionnels

Black le film à la réalité brutale et poétique

Dans la veine de films comme Bande de filles, on découvre des acteurs au jeu incroyable et pourtant castés dans la rue et sans aucune expérience ! Il faut dire que le cinéma belge est un cinéma blanc. Il n’y a pas de diversité comme en France, pourtant les gangs sont une réalité à Bruxelles, et ils ont tous une histoire à raconter. Les réalisateurs se sont inspirés des livres Black et Back de Dirk Bracke, un écrivain flamand spécialisé dans la littérature jeunesse, et ils y ont trouvé le ton juste à une adaptation réaliste et tragique.

Black le film

Livres Black et Back de Dirk Bracke

Les salles qui ont blacklisté le film sous prétexte que c’est un film d’action violent à l’américaine affirment directement que cette prétendue violence à Bruxelles est une fiction. Les réalisateurs de ce film sont des précurseurs sur ce thème en Belgique et s’attendaient à rencontrer une levée de boucliers d’incompréhension et de racisme. Mais loin de rebuter tout le monde, le film est quand même vainqueur de plusieurs prix, en plus de faire partie de sélections, comme cela a été le cas pour le Festival international du film de Toronto et le Film Fest Gent. Ce qui montre clairement que le film est adapté à un large public, simplement touché par un film réaliste et plein d’émotion.

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