Le président de la République française, Jacques Chirac, avait décidé de faire du 10 mai la journée commémorative de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions en France: l’occasion pour la métropole d’honorer la mémoire des esclaves et de commémorer «l’abolition de l’esclavage».

Au delà de l’abolition, la journée devrait engager une réflexion générale sur toute la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, pour la faire entrer dans notre histoire.

C’est aussi l’occasion de se demander comment la mémoire de l’esclavage peut trouver sa juste place dans les programmes d’enseignement primaire, secondaire et supérieur. La volonté également de développer la connaissance scientifique de cette tragédie. Enfin, pour enrichir nos connaissances, c’est l’occasion d’établir la vérité et de sortir de la controverse inutile.
La date du 10 mai correspond à l’adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira «reconnaissant la traite négrière transatlantique et l’esclavage».

Christiane Taubira

170 après, le président de la République a annoncé la création d’une Fondation pour la mémoire de l’esclavage à l hôtel de la Marine. Une fondation qui sera dotée de moyens pour mener des missions d’éducation, sous la présidence de Jean-Marc Ayrault.

Le président Macron devant la stèle de Víctor Schoelcher le 28 avril dernier

“Cette fondation sera logée à l’Hôtel de la Marine où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le 27 avril 1848” écrit Emmanuel Macron sur sa page Facebook avant la cérémonie. Le chef de l’Etat a expliqué cette création: “il est impossible de parler de la France d’aujourd’hui sans parler de son passé colonial, sans dire en particulier le rapport singulier qu’elle entretient avec le continent africain, cette relation complexe et profonde qui est devenue une part inaliénable de nos identités respectives”. Source L’Express.

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